ART ET HISTOIRE-pays de FOUGERES

RETOUR de GRECE

Retour de GREGE 2025 par Caroline Février (1.18 Mo)

                  RETOUR de GRÈCE Tex

             Art et Histoire, 3-9 octobre 2025

Alors que s’achevait cette année 2025, nos pas nous ont conduits en Grèce, berceau de la civilisation, à la rencontre de ses vestiges antiques et de son héritage byzantin.

    Thessalonique, un trait d’union entre Rome et Byzance

C’est par les contrées septentrionales et la Macédoine que nous avons commencé notre périple. Thessalonique, la deuxième ville du pays est encore empreinte du souvenir d’Alexandre le Grand (IVe siècle avant J.-C.) : c’est sa colossale statue équestre, dont les contours se détachent sur une mer azurée à perte de vue, qui va concrétiser notre premier contact avec l’Antiquité. Alexandre, le conquérant le plus illustre de toute l’Antiquité, fondateur de la ville égyptienne qui porte son nom, avait étendu son empire panhellénique jusqu’à l’Asie. Thessalonique garde le souvenir des rois de Macédoine, de Saint Paul qui viendra y prêcher, en 50 de notre ère, ainsi que de la domination ottomane dont date la célèbre Tour Blanche.

À l’époque de la Rome impériale, l’empereur Galérius s’installera à Thessalonique : on peut encore admirer les vestiges d’une arche monumentale, parmi les nombreux édifices qu’il fit construire dans la ville. Entre autres, la célèbre Rotonde : temple païen à l’origine, transformé ensuite en église chrétienne, puis en mosquée, la Rotonde conserve aujourd’hui une valeur archéologique, notamment pour ses superbes mosaïques et son Christ Pantocrator. Impossible, enfin, d’ignorer la basilique, dédiée au saint soldat martyr Démétrios, patron de la ville, qui exhalait la myrrhe. Tout attire l’attention : son iconostase, ses mosaïques du VIIe siècle, sa crypte édifiée sur les anciens thermes et son reliquaire devant lequel les visiteurs déposent leurs bougies parfumées.

Le lendemain, nous visiterons le Musée Archéologique de Thessalonique, avant de nous engager dans les ruelles escarpées de la ville haute puissamment fortifiée qui a   gardé son cachet ottoman et qui nous offre des panoramas grandioses. L’après-midi est consacrée à Vergina, l’antique Aigai, où le roi Philippe II de Macédoine, père d’Alexandre, fut assassiné en 336 avant J.-C. Le roi repose depuis cette époque dans une nécropole monumentale, ménagée dans un tumulus : son tombeau spectaculaire, découvert à la fin des années 70 par l’archéologue Manolis Andronikos, a depuis été remarquablement mis en valeur et des vitrines présentent les somptueux trésors : diadèmes, coffres funéraires, bijoux… retrouvés dans les tombes.

 

              

         Coffre funéraire en or décoré du Soleil de Macédoine

Le troisième jour, nous ferons route vers la région des Météores : sur le chemin, nous nous arrêtons à Veria, autrefois Bérée, pour admirer les superbes mosaïques de la tribune de l’apôtre Paul, qui, après avoir été chassé de Thessalonique, vint prêcher devant les habitants. Nous traversons ensuite l’immense plaine de Thessalie, pour gagner la ville de Kalambaka, dominée par les célèbres pitons rocheux.

        Trois Météores : Roussanou, Varlam au centre et le grand Météore

Faits de galets et de sédiments agglomérés, les Météores sont d’immenses falaises au sommet desquelles sont perchés une vingtaine de monastères orthodoxes construits entre le XIe et le XVe siècle. Certains ont été abandonnés au fil des siècles, laissés à l’état de ruines que seuls les corbeaux habitent, mais une partie d’entre eux, restaurés, sont ouverts à la visite notamment Roussanou, Saint Nicolas et la Sainte-Trinité.

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Date de dernière mise à jour : 24/08/2026

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