c                                                                

                                                              - Publication n° XXXIV : sommaire-publication-2021.pdf (54.77 K                                            Programme fin 2022 et 2023Programme-fin-2022-et-2023.docx (164.5 Ko)

                                                                -   Mardi 8 nov: chapelles de St-Germain-en-Coglès 

 

                                                                              

 

                                                                                               

PORT-BRILLET

Port brillet y penaudPort-Brillet  (328.62 Ko) par Yveline Penaud

 

De la forge artisanale à la fonderie

A cette époque (XIIème siècle), comme un peu partout dans les campagnes de la Mayenne, il est probable qu’une forge rudimentaire existe près de la rivière à proximité de gisements de minerai de fer. Les vastes forêts environnantes fournissent le charbon de bois, seul combustible utilisé jusqu’au XIXème siècle. En 1452, un aveu du Comté de Laval mentionne la présence d’une « Forge Brielle ». C’est sans doute l’origine du nom de Port-Brillet.

En 1619, le contrat signé avec le propriétaire du site, le Duc de la Trémoïlle, permet à Michel Deguerre « de faire bastir et construire une grosse forge, avec les bastimens des forgerons » à condition d’édifier une chaussée retenant l’eau indispensable à la fourniture de la force motrice nécessaire pour les marteaux. Dès 1623, la forge produit canons, boulets et fer en barre dont on tire les clous et les serrures jusqu’au XIXème siècle. Elle devient la plus importante forge de l’ouest.

Pendant la Révolution, les forgerons de Port-Brillet se constituent en gardes nationaux. La forge, qui appartient au Prince de Talmond, est mise en adjudication. En 1818, Messieurs Bazouin, Collet et les frères Paillard l’achètent aux héritiers survivants. La direction en est confiée à Constant Paillard-Ducléré, maire d’Olivet, député de la Mayenne et conseiller général.

Le bourg de Port-Brillet dépend de la commune d’Olivet. Il devient paroisse distincte en 1840, puis il est érigé en commune indépendante en 1874.

Au milieu du siècle, l’arrivée de la ligne de chemin de fer Paris-Brest modifie profondément le site. Pour permettre le passage de cette ligne, l’église est détruite puis reconstruite sur son emplacement actuel. En 1853, la gare est inaugurée. Une virgule ferroviaire gratuite dessert directement l’usine. En échange, la société Paillard fournit les déchets de forge utilisés en ballast pour bloquer les traverses entre Laval et Rennes. L’entreprise dispose donc d’un moyen moderne pour diffuser ses produits. Pourtant, elle connait des difficultés comme toutes les forges de l’Ouest qui ferment les unes après les autres. En effet, la concurrence est rude avec les Anglais inventeurs d’un nouveau combustible beaucoup moins cher que le charbon de bois : le coke obtenu à partir de la houille. Seules deux usines, Antoigné (Maine-et-Loire) et Port-Brillet, vont survivre grâce à Armand Chappée.

Du temps de la fonderie Chappée (1882-1929)

Directeur de la forge d’Antoigné, Armand Chappée achète en 1882 le site de Port-Brillet « pour 170.200 francs », lit-on dans l’article « Les fondeurs de Port-Brillet » publié dans la revue Oribus. La Société Chappée et fils se spécialise dans le matériel de chauffage et cuisson. Elle fabrique en série de nouveaux produits : cuisinières, poêles, fourneaux, articles en fonte culinaire, du mobilier urbain (fontaine Wallace simplifiée), des radiateurs en fonte puis des chaudières. 

Suite sur le fichier PDF

 

Les commentaires sont clôturés